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Interview Barry Baltus

Barry Baltus
Crédits photos : Team Fantic et DR

Barry, peux-tu revenir rapidement sur ton parcours de pilote pour ceux qui te découvrent ? 

« Mon parcours est assez classique. Dans ma famille nous avons toujours fait de la moto. Mon père m’avait promis une moto le jour où je ferai du vélo sans petites roues. A 3 ans je l’ai eu. En grandissant, je me suis rapidement dirigé vers l’Espagne pour faire de la compétition. J’ai gravi les échelons jusqu’à atteindre le niveau européen puis la Red Bull Rookies Cup. A 15 ans j’ai réalisé ma première saison en Championnat du Monde Moto3. »

La moto est un sport qui coûte cher, tes parents t’ont toujours aidé à financer tes saisons ? 

« Jusqu’à 11 ans ils ont contribué, mais lorsque l’on est arrivé en European Talent Cup (ETC – Championnat d’Europe) les montants étaient trop élevés. Je suis rentré à ce moment chez Zelos, qui m’a repéré. C’est une société de management belge qui gérait Xavier Simeon en Moto2 à cette époque. Ils m’ont approché, m’ont aidé financièrement, et je suis à ce jour le seul pilote de GP chez eux. Aujourd’hui ils ont lancé une école en Belgique ce qui est super pour les jeunes pilotes belges. Le support de Zelos n’est pas que financier, ils m’aident sur pleins d’aspects. Xavier Simeon m’a aidé par exemple sur le versant sportif lors de mes débuts en GP. Zelos gère encore aujourd’hui mes contrats et démarche les équipes pour me trouver un guidon, c’est une vraie chance. C’est grâce à eux que j’ai pu en arriver là, notamment dans cette super équipe Fantic. Pour le moment nous devons encore financer nos saisons, mais j’espère que la tendance va bientôt s’inverser. »

Tu as passé une seule saison en Moto3 en 2020, avant de passer en Moto2, peux-tu expliquer ce choix inhabituel ? 

« En ETC j’avais une super équipe, j’ai fini 3e du championnat. Mais lorsque je suis passé en Moto3, il s’agissait de la saison marquée par le Covid. C’était très difficile car j’étais seul sur les GP. J’ai rencontré durant cette année l’équipe RW qui m’a proposé de passer en Moto2 directement, car je m’entrainais déjà avec des 600cc et des grosses machines à l’époque. Les résultats n’ont pas été au rendez-vous immédiatement, notamment car je roulais sur une NTS à cette époque et nous étions que deux pilotes. Mais je me sentais moins à l’étroit que sur une Moto3, notamment en raison de ma taille (près d’1m80). Le passage sur une Kalex m’a aidé ensuite. L’année dernière d’un point de vue privé et sportif, la saison a été une catastrophe. J’ai eu la chance de rentrer chez Fantic malgré cela. Après 4 ans dans la même équipe j’avais besoin de changer d’air et de casser la routine. Aujourd’hui je me sens super bien, nous n’avons fait que quelques courses, c’est encore le début de saison, mais nous sommes sur la bonne voie. »

Retrouvez l’interview en intégralité dans les pages de Sport Bikes Magazine numéro 145. Disponible en kiosque et sur notre boutique en ligne.

Couverture Sport Bikes 145

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Julien Mazoyer

Rédigé par Julien Mazoyer

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