Marc Marquez s’est imposé dans la course sprint du GP d’Autriche signant au passage sa 12e victoire, sur 13 courses disputées. Bien que parti de la deuxième ligne, il n’a pas eu à forcer son talent pour aller chercher ce nouveau succès et accroitre son avance au championnat. Derrière lui son frère Alex et Pedro Acosta complètent le podium.
Marc Marquez a tué le suspens

Ceux qui pensaient que le fait de partir depuis la deuxième ligne de la grille de départ allait compliquer la vie de Marc Marquez en ont été pour leurs frais. Il aura fallu la ligne droite de départ et la négociation du premier virage pour comprendre que Marc Marquez était de retour dans le « game ». Parti dans l’aspiration de son frère Alex, Marc était prêt à bondir au moment opportun pour aller chercher un nouveau succès. Comme il l’a avoué après course, tout était sous contrôle et il a attendu le petit drop du pneu arrière pour passer à l’attaque. Prise de commande de la course et au revoir tout le monde. Même s’il reconnait qu’au guidon de sa Ducati tout n’est pas aussi simple que les images le laisse penser, Marquez domine son sujet de la tête et des épaules.
Marc Marquez seul contre lui-même

Encore une fois, l’Espagnol a fait étalage de sa science de la course pour s’offrir une nouvelle médaille d’or en course Sprint. « J’ai eu peur que ma chute lors des qualifications ait un impact sur ma course mais ce ne fut pas le cas. J’ai essayé de doubler Alex très rapidement mais il était très fort, alors je me suis dit qu’il valait mieux attendre les cinq derniers tours pour ensuite creuser l’écart. Contrairement aux apparences, il n’est pas facile de doubler sur cette piste. C’est un nouveau très bon résultat et j’espère qu’il en sera de même pour le Grand Prix. Quoiqu’il en soit mon objectif est clair : c’est le championnat ». Pour la première fois Marquez ne fait pas de langue de bois. Reste maintenant à savoir si cette confiance affichée ne pourra pas se retourner contre lui. Jusqu’à présent les erreurs (Austin, Jerez) n’ont pas eu de conséquences mais attention quand même…
Alex Marquez premier des « autres »

Derrière l’ogre Marc Marquez, c’est son frère Alex qui effectue la très bonne opération de cette course de rentrée. Monté en puissance au fil du week-end, le cadet de la fratrie termine deuxième et accentue son avance sur Pecco Bagnaia au championnat. Alex a été le seul à pouvoir s’accrocher au rythme de son ainée puisque Pedro Acosta qui complète le podium termine à plus de 3 secondes. Avec ce résultat qui doit aussi à un petit coup de pouce du destin Alex Marquez confirme ses dispositions à finir dans l’aspiration de son frère au championnat. Un doublé d’une fratrie au classement final ce serait une première, et un autre record pour la famille Marquez.
Pecco Bagnaia le maudit

Bien sur on ne saura jamais ce qu’aurait donné la course d’Alex Marquez et peut être celle de Marc si Pecco Bagnaia avait pu s’exprimer sur cette course Sprint. Bien que dominé aux essais par la fratrie espagnole, L’Italien semblait beaucoup plus dans le jeu que sur les courses précédentes. Pour rappel c’est lui qui a remporté les cinq dernières courses disputées en Autriche, alors forcément on attendait Bagnaia sur cette Sprint. Finalement, il ne s’est rien passé, la faute à un départ catastrophique. A l’extinction des feux, sa Ducati GP 25, se met en travers et Pecco est à la limite de percuter un autre pilote. Un mouvement qui a d’ailleurs provoqué un sacré bazar et modifié la hiérarchie au moment d’entamer le freinage du premier virage. Déjà relégué en milieu de peloton, Bagnaia va finalement arrêter les frais en rentrant à son box, sa Ducati étant devenu incontrôlable.
Victime de sévères guidonnages, l’Italien dépité n’avait plus qu’à suivre la fin de course depuis son stand. « A l’heure actuelle je ne peux rien dire car je n’ai pas le retour des ingénieurs. La seule chose que je sais c’est que je n’ai pas fini la course. » Et c’est bien là le principal souci pour l’Italien. Avec ce zéro pointé et les 9 points marqués par Alex Marquez, l’écart au championnat continue de se creuser. Désormais à 57 points de son rival pour la place de vice champion, Bagnaia va devoir cravacher pour espérer encore. Réponse demain avec le Grand Prix.
Pedro Acosta et Marco Bezzechi font le spectacle

Derrière les deux Marquez, ce sont finalement Marco Bezzechi et Pedro Acosta qui ont assuré une partie du spectacle. L’Italien auteur de la pôle position n’a pas réussi l’envol espéré et s’est vite retrouvé sous la menace du bouillant Espagnol. Parti de la septième position avec sa KTM Acosta avait le gout de la revanche dans la bouche après une qualification décevante. Et l’Espagnol devant son employeur n’a pas déçu. Très vite aux avants postes il s’est retrouvé à la lutte pour la dernière marche du podium avec Bezzechi. Après quelques belles passes d’armes, Acosta prend l’avantage et l’Italien n’y pourra rien. L’officiel Aprilia a même faillit se faire manger sur la fin par un Brad Binder enfin retrouvé. L’autre officiel KTM termine cinquième, pour la première fois de la saison. Attention au Sud Africain demain pour le Grand Prix…
Johann Zarco prend un point, Fabio Quartararo désabusé

Coté français, on préfère voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. Encore une fois Johann Zarco a pris tout le monde à contre pied en optant pour le pneu arrière médium au lieu du soft. Objectant qu’il n’était pas sur d’être capable de rentrer dans les points, il préférait travailler dans l’optique du Grand Prix et donc voir comment se comporter le médium. Au final le pilote Honda LCR réussi a marqué un point et a récupéré pas mal d’infos pour demain.

La situation est en revanche plus complexe pour Fabio Quartararo. Parti 16e sur la grille, l’officiel Yamaha termine juste derrière son compatriote un résultat plutôt positif dans l’absolu. C’est mal connaitre Fabio qui en conférence de presse n’a pas maché ses mots. Désabusé le mot est faible pour traduire son état d’esprit. « On a aucun grip et il suffit de regarder le classement des Yamaha pour comprendre à quel point nous sommes à la peine. On utilise même pas le contrôle de stabilité car on ne sait pas le faire fonctionner. Je m’attendais à un week-end difficile mais pas à ce point. » Ambiance….


