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MotoGP : la pole pour Bagnaia, Quartararo 15e sur la grille

GP d’Émilie Romagne | Qualifications

Avec trois courses encore à disputer et 52 points d’avance sur Francesco Bagnaia, Fabio Quartararo peut voir venir. Mais quand le Français a tout à perdre, l’Italien a tout à gagner. Et sur une piste particulièrement piégeuse, cela peut vite faire une grosse différence.

Ce deuxième round sur le circuit de Misano Adriatico n’épargne ni les pilotes, ni leurs mécaniciens, avec un festival de chutes dans toutes les catégories.

La piste est à nouveau froide et humide ce matin pour la FP3 MotoGP. Et si tous les concurrents réalisent à cette occasion leur meilleur chrono des trois séances libres confondues, Bagnaia comme Quartararo ne parviennent pas à intégrer son top 10 final.

Au terme d’une FP4 dominée par Iker Lecuona (devant Bagnaia, Jack Miller et Quartararo), les deux pilotes encore en lice pour le titre sont ainsi contraints de passer par la Q1. Une séance dont il faut impérativement sortir premier ou second pour être repêché en Q2.

En slicks sur une piste séchante mais parsemée de nombreuses tâches d’humidité, les deux hommes enchaînent les tours à l’attaque sans rentrer au stand, ceci afin de garder leurs gommes à température. 

Manifestement plus détendu que son adversaire, Bagnaia se montre largement au-dessus du lot. Alex Rins, Alex Marquez et Iker Lecuona mènent quant à eux la vie dure à Quartararo. Le Français réalise son meilleur chrono dans son ultime tentative : 3e derrière Bagnaia et Lecuona, Quartararo, pour la première fois de sa carrière en MotoGP, ne participera pas à la Q2.

Pire : à la suite de la troisième chute d’Enea Bastianini en l’espace de 30 minutes (!), les drapeaux jaunes étaient agités dans le virage 6 au moment où l’officiel Yamaha y plongeait. Son dernier tour n’est donc pas comptabilisé. Et Fabio doit finalement se contenter du 5e chrono, synonyme de 15e place sur la grille de départ. Un scénario loin d’être idéal.

En Q2, Bagnaia capitalise sur sa connaissance de l’état de la piste et du comportement de sa Desmosedici en slicks pour arracher sa quatrième pole position d’affilée, une performance jamais vue pour un pilote Ducati depuis Casey Stoner en 2007. 

L’Italien devance son coéquipier de l’équipe officielle Ducati Jack Miller et son ami de la VR46 Riders Academy, Luca Marini, lui aussi sur Ducati : une première ligne inédite pour le pilote SKY VR46 Avintia, et ce, « dans son jardin » !

Pol Espargaro, Miguel Oliveira et Franco Morbidelli composent la deuxième ligne, devant Marc Marquez, Lecuona et Danilo Petrucci – tous trois victimes d’une chute.

Johann Zarco, auteur du meilleur temps en FP3, partait lui aussi au tapis en fin de séance – sans conséquence physique. Le Français doit se contenter du 10e temps de ces qualifications, tandis que son coéquipier Jorge Martin, 12e derrière Aleix Espargaro, a chuté à deux reprises durant cette Q2.


Moto2 : Lowes surnage dans le chaos

Sam Lowes signe sa sixième pole position de la saison au terme d’une Q2 marquée par d’innombrables chutes. 

L’Anglais devance Jorge Navarro, repêché en Q1, et son coéquipier du Elf Marc VDS Racing Team Augusto Fernandez.

Aron Canet, Celestino Vietti et Marcos Ramirez prennent d’assaut la deuxième ligne devant Stefano Manzi, Albert Arenas (lui aussi passé par la Q1) et Raul Fernandez, victime d’une chute.

Le leader du provisoire Remy Gardner s’élancera depuis le 14e spot sur la grille de départ.


Moto3 : Antonelli en pole à domicile

Après plus de deux années de disette, Niccolo Antonelli renoue avec la pole position ! L’Italien a dominé la Q1 puis la Q2, reléguant le second Filip Salac à plus de six dixièmes de seconde.

Riccardo Rossi complètera demain la première ligne devant Izan Guevara, Pedro Acosta et le coéquipier du leader du championnat chez Red Bull KTM Ajo, Jaume Masia.

Le Français Lorenzo Fellon s’octroie quant à lui le 17e chrono.


🔎 Tous les résultats sur motogp.com/fr/Results+Statistics

📸 Pecco Bagnaia – © Ducati Corse

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Rédigé par Tommy Marin

Depuis 2003, Sport-Bikes Magazine constitue le fil rouge de sa carrière professionnelle. Après avoir mené différentes activités professionnelles, toujours dans le monde de la moto et des loisirs mécaniques, Tommy est devenu rédacteur en chef de ce magazine de référence sur le sport moto depuis 2012, avant d'en passer éditeur en 2019. Entre deux shootings photo, essais, interviews, créations graphiques, montages vidéo etc., il couvre le championnat du monde MotoGP, fait du vélo, de la batterie... et de la moto, évidemment !

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