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MotoGP : Marquez en mode “Lonesome Cowboy”, Quartararo pose une option sur le titre

GP des Amériques | Course MotoGP

Marc Marquez remporte sa septième victoire au Texas au terme d’un long cavalier seul, loin devant Fabio Quartararo et Pecco Bagnaia.

« Ma course s’est déroulée exactement selon le plan que je m’étais fixé, sourit le cowboy Marc Marquez. J’ai pris un bon départ, j’ai plongé en tête dans le premier virage, j’ai roulé tranquillement dans les trois premiers tours puis, quand le grip des pneus à commencé à baisser, j’ai attaqué. »

Le scénario était donc écrit pour le pilote Repsol Honda, et personne n’a été en mesure d’y ajouter un quelconque rebondissement… « J’ai vu que je creusais l’écart, je roulais en gros 2’04 avec un rythme régulier, confortablement,poursuit l’Espagnol. C’est vrai que dans les derniers tours, j’étais fatigué et c’était dur de garder la concentration, mais Fabio était loin et je savais qu’il baisserait un peu le rythme lui aussi, car il se bat pour le championnat. Aujourd’hui, tout le monde est heureux sur le podium : moi pour la victoire, Fabio pour la 2e place… Peut-être pas Pecco, mais à Misano, il sera à nouveau devant. »

Si Quartararo a conservé sa deuxième place tout au long de la course, Bagnaia a d’abord perdu du terrain. Un temps 6e, le poleman a commencé à revenir aux affaires autour de la mi-course. « J’ai tout essayé, lance l’Italien, visiblement exténué. C’était plus dur que la Malaisie… Le circuit est vraiment exigeant. Là, je suis cuit… » 

« Notre moto était très compétitive aujourd’hui mais je peinais dans le premier secteur. Je savais que le rythme de Marc serait meilleur. J’ai juste essayé de préserver mon pneu arrière au mieux car dès le départ, j’ai senti que l’on avait moins de grip qu’hier. Je ne me suis pas énervé quand j’ai vu que les leaders ont commencé à creuser l’écart et quand les autres ont commencé à rencontrer des problèmes, je me suis mis à attaquer. Je termine sur le podium et pour aujourd’hui, c’était le meilleur résultat possible. »

Avec ce podium, l’officiel Ducati sauve les meubles, mais il sait qu’il perd quatre points précieux sur un Quartararo en extase. « Cette deuxième place est encore meilleure qu’une victoire, sourit le pilote Yamaha. Physiquement, c’était une course difficile, mais c’est vraiment bon de voir notre résultat, de terminer devant Pecco et d’accroître notre avantage au championnat. »

Avec 52 points d’avance sur Bagnaia, seul pilote encore mathématiquement en mesure de lui contester la couronne, le Niçois pose une sérieuse option sur le titre, qu’il pourrait s’assurer dès le prochain round : le Grand Prix d’Émilie Romagne, qui signera dans trois semaines le retour du MotoGP sur le circuit de Misano.

Jorge Martin, longtemps 3e, a souffert physiquement. À quatre tours de l’arrivée, le pilote Pramac Racing commettait une erreur de pilotage et coupait la piste entre les virages 4 et 5 – une sortie de piste sanctionnée (un peu durement) par un long lap penalty. L’Espagnol termine finalement 5e, derrière Alex Rins, et devant un autre rookie : Enea Bastianini.

Derrière, ça a chauffé dans le dernier tour entre Joan Mir et Jack Miller, quand le champion en titre n’a pas hésité à aller au contact de l’Australien pour le dépasser par l’intérieur. Miller, passé à côté d’un GP dont il attendait beaucoup, perdait deux places dans l’opération et franchissait la ligne d’arrivée au 8e rang, avant de remonter d’une place au classement quand Mir recevait une pénalité pour cette action. Brad Binder et Pol Espargaro complètent le top 10.

Autre grand déçu de ce GP des Amériques, Johann Zarco a abandonné sur chute dans le cinquième tour, tandis qu’il pointait 10e.


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📸 Le trio du podium – © MotoGP™

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Rédigé par Tommy Marin

Depuis 2003, Sport-Bikes Magazine constitue le fil rouge de sa carrière professionnelle. Après avoir mené différentes activités professionnelles, toujours dans le monde de la moto et des loisirs mécaniques, Tommy est devenu rédacteur en chef de ce magazine de référence sur le sport moto depuis 2012, avant d'en passer éditeur en 2019. Entre deux shootings photo, essais, interviews, créations graphiques, montages vidéo etc., il couvre le championnat du monde MotoGP, fait du vélo, de la batterie... et de la moto, évidemment !

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